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AUTRES AVIS

MERVEILLEUX COUPLE

J’ai été sous le charme complet de cette représentation.
Certes, si Juliette n’est pas toute jeune, elle a merveilleusement chanté. Roméo et Juliette ont fort bien joué ainsi j’ai totalement cru en l’amour impossible de ces deux amants. La direction et l’orchestre ont été magnifiques. Je dois dire que c’est une musique que j’aime depuis longtemps et qu’elle passe pour moi avant la mise en scène quand celle-ci le la gâche pas, ce qui fut le cas.
Oui la mise en scène n’était pas très variée, elle était sombre et les costumes pas conformes à l’époque. MAIS, mais cela nous donne des idées pour faire des décors simples mais avec du mouvement, des objets et des lumières.

Dominique



SOUS LE CHARME

Super, on n'a pas vu le temps passer. Ça fait cogiter sur la mise en scène : un seul décor et des accessoires et surtout des drapés très suggestifs et beaux. Au centre une petite scène surélevée qui participe de ce décor évolutif et qui prend tour à tour le lieu d'une place avec le balcon et / ou le marché, d'une chambre, d'une église puis du sanctuaire. Les chanteurs aménagent eux-mêmes les décors suivants dans une logique de mouvement fluide. Le tout est cependant terriblement sombre. Les chœurs en mouvement, danse ou bagarre donnent du peps  à une pièce somme toute plutôt sinistre.
Voilà en gros mes impressions. Beaucoup de solo... Je pense que nous ne tiendrons pas plus d'une demi-heure avec le chœur.

Isabel


JULIETTE PAS CRÉDIBLE

Pour ma part, ce n'est pas le décor qui m'a gêné. Le côté sombre se marie bien avec le drame qui se joue. Nous pourrions peut-être nous inspirer d'ailleurs de cette plate-forme unique où toutes les scènes se déroulent. Ce qui permet, comme le dit Isabel, la participation des acteurs pour changer les décors. J'ai trouvé les scènes de danses et de combats/duels assez réalistes.
Par contre, ce qui m'a le plus déçue, c'est le casting de Juliette. Diana Damrau, certes chantait très très bien, mais elle n'était pas crédible pour incarner Juliette qui dans l'histoire est une très jeune adolescente. Son jeu de scène, pour ma part, n'a pas suffi à gommer ce décalage, au contraire le faisait ressortir. Roméo, par contre collait plus au personnage et son interprétation vocale et théâtrale faisait plaisir à voir et à entendre.
Quoi qu'il en soit, cette version de Roméo et Juliette pourra toujours nous inspirer...

Monique

DÉCEPTION

21 janvier, 18h55 au ciné-planet d’Alès, une trentaine de membres de la chorale ou de l’orchestre étaient impatients de découvrir, en direct, la production par le prestigieux Metropolitan Opera of New-York du Roméo et Juliette de Gounod, de notre Roméo soi-même. Hélas, hélas, ce ne fut pas la merveille attendue. Et comme cette chronique est parfaitement subjective, elle sera exceptionnellement signée, si d’autres avis veulent se donner à lire ils seront les bienvenus.

Donc allons y voir de plus près sur quelques aspects franchement dérangeants.

LES COSTUMES

Somptueux, forcément, mais pourquoi avoir situé l’histoire au 18ème siècle ? Pourquoi pas bien sûr, mais peut-on se contenter d’un pourquoi pas en la matière ?



LE DÉCOR

Alors que le drame se situe en des lieux bien différents (la rue, la salle de bal du palais, le fameux balcon de Juliette, la chapelle du palais, la crypte des tombeaux), là on nous met tout en vrac dans le même espace, sorte de place toute grise en ville. Le Met aime le gris : déjà il y a quelques mois c’est Don Giovanni qui était enserré dans une sorte d’arène urbaine riche en planches grisâtres. Ensuite il suffit de remplacer les fleurs et les courgettes du marché par des tombeaux sur roulettes, et le tour semble joué… Quelques bonheurs de mise en scène, comme le grand voile blanc qui descend sur la scène (voir photo), ne compensent pas l’indigence générale de ce décor.

LE PUBLIC

Passe encore qu’à New-York, mais hélas diffusé partout, un malotru se soit cru autorisé à brâmer après chaque solo ou duo de tonitruants Bravo, Brava, ou Bravi (il tenait à prouver au monde entier qu’il savait décliner l’italien), bien que l'on puisse supposer que la direction aurait pu lui demander de mettre un bémol à ses extravagances... Ce qui m’a paru le plus choquant c’est le public, de New-York encore, dans son ensemble qui s’est répandu en applaudissements juste après les derniers mots des amants désespérés, un « Pardonnez-nous » tendrement chuchoté. Alors peut-on me dire pourquoi Gounod a fait suivre cette phrase par une douzaine de mesures instrumentales, qui embellissent ce dernier souffle ? 



Si même le public censé aimer l'opéra du Met ne sait pas se tenir à cet égard, qui le fera ? Merci à Karen qui ne manque pas une occasion de nous rappeler qu’il faut accompagner la fin d’une musique par un silence, que ce silence fait partie de la musique même.

Dommage.

Bernard

A suivre…


UN MET DE CHOIX

EN DIRECT DU MET

Une représentation du Roméo et Juliette de Gounod à ne pas manquer ! Le 21 janvier c’est l’opéra de Gounod qui est présenté par le MET (Metropolitan Opera of New-York). En direct, sous forme de diffusion mondiale dans des centaines de villes du monde entier. A Alès ce sera au Ciné-Planet, à 18h55. Durée 3h29, avec un entracte.


Une production somptueuse, apportez vos yeux et vos oreilles ! Et un sandwich pour l'entracte, le cinéma ne vend que des confiseries ou du pop-corn, beurk...


Tarifs :
- Normal : 25 €
- Senior : 21 €

- En prenant une carte de six entrées : 102 €, ce qui revient à 17 € l’entrée. On peut prendre une carte et la partager immédiatement avec cinq autres personnes.